L’ETERNEL ESTIVANT

L’ETERNEL ESTIVANT   P&M: M.Monsigny

Là' bas où le temps n'est jamais vraiment chien
On y a guère besoin d'un p'tit coin de parapluie
L' éternel estivant sur son coin de paradis
Fait du pédalo sur la vagu' à temps plein.

Trente ans déjà depuis que la Camarde
L'a croisé pour de bon avec sa vieill' gueul' blafard',
Il a r'joint Archibald, Jeanne et l' Vieux Léon
Quittant trop tôt le pays du Roi des Cons.

REFRAIN

Vous l'avez reconnu, 
Il nous a tous tant émus 
S'il vous est inconnu, 
Rien n'est perdu.

Il chanta au culot un gorille salutaire 
Prodigua son respect aux filles dites de joie
Il railla l'hypocrite morale du bourgeois
En tout bien tout honneur, cheminant libertaire.

Aux jurons, il donna leur titre de noblesse
Et condamna de l'homme l' imbécile bassesse.
Chatouilla du curé sans prétendre en bouffer
Et montra des amours l'humaine beauté.

REFRAIN

Il peignit l'hécatombe la plus torride qui soit
Prit soin de défendre ceux que l'on montre au doigt
Nous fit chanter Villon ,Hugo et Lamartine
Redora le blason des simples et d' Bécassine.

Il taquina la mort, baladin des cimetières
Autant qu'du bois d'son coeur, Montfaucon ou Cythère
Une étonnant' galerie de portraits il nous fit
Saturne, le Grand Pan, Grand-Père et Mélanie.

REFRAIN

Fichus accords barrés, maudites tablatures 
A bouffer du Fa dièse, du Sol dièse et du Si,
Un tas de gratteux chansonneux dont je suis
Lui doivent quelques heures de bien douce torture.

Si un jour vous prenait une envie de soleil
En place de naviguer du côté de Marseille
Poussez donc jusqu'à Sète sur la tombe modeste
De l'orfèvre des mots, Croque Notes , un poète

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